Voyage au GUATEMALA: Calendrier Maya, la fin du monde en 2012

La fin du monde en 2012?

Puisque je suis presque à la fin de mon périple au Guatemala et qu’il me reste un dernier site Maya, voici l’occasion de répondre à la fameuse question: 2012 es-telle oui ou non la dernière année avant la fin du monde.

Je ne vais pas laissé le suspense. La réponse est NÉGATIVE, même pour les Maya! Alors pourquoi les occidentaux parlent de fin du monde et du calendrier Maya?  Voici la réponse:

Déjà pour commencer dire que les Maya étaient d’une précision prodigieuse en ce qui concerne les calculs et sur l’astronomie est totalement vrai. Ils pouvaient prévoir des éclipses et les cycles vénusien et ne présentait qu’une erreur de 2h sur 500 ans!!! Digne d’une montre Suisse.

On évoque la fin du monde en 2012 car pour les Maya, c’est la fin du compte long. En faite les Maya avaient un calendrier cyclique qui durait 52 ans seulement. A la fin des 52 ans, ce dernier recommençaient à 0. Les Mayas inventèrent donc le compte long au début de la période classique (vers 250).

Le compte long repose sur le tun qui compte 18 mois et 20 jours.  Alors c’est un peu compliquer mais pour résumer, un grand cycle compte 13 baktun ( 1872 000 jours soit 5 125 années solaires de notre calendrier). Le premier a commencé le 11 aout 3114 av J-C et se termina le…23 ou 25 décembre 2012. Vous vous rendez-compte! Depuis 5 125 ans nous sommes dans le même compte pour les Mayas et ce compte va se terminer cette année!!!

Voila pourquoi certains prédisent la fin du monde, car nous sommes en faite toujours dans le premier grand compte Maya, il y en a jamais eu d’autres avant, et il va se terminer dans quelques mois. Avoué que cela peut faire flipper! D’ailleurs, pour les Maya, la fin d’un grand cycle est une période lourde de signification qui est redouté!!!

Alors fin du monde NON, fin d’un monde OUI!

 

Guatemala: Fin du monde en 2012?

 

Depuis que je suis au Guatemala, je suis surpris de la gentillesse des gens. Je vous l’ai dis et écris. Je n’ai jamais vu un peuple aussi sympathique. Les gens s’arrêtent pour te dire « bonjour », ils viennent toujours à ta rencontre quand tu es perdu. Te posent toujours des questions sur ta vie, ton pays.

Or en lisant le Lonely Planet j’ai peut être une explication.  Voici ce qu’écrit le Lonely Planet:

« La plupart des Guatémaltèques aiment faire connaissance sans précipitation et préfèrent trouver un terrain d’entente plutôt que d’engager des discussions orageuses. Des observateurs expliquent ce comportement comme une réaction à des siècles de répression et de violences exercées par la classe dominante. Quelle qu’en soit la raison, cette attitude rend les relations très agréables.

Difficile de discerner ce que cache cette courtoisie apparente. le stress, l’angoisse et la précipitation des pays « développes, semblent absents; malgré d’évident problèmes d’argent et d’emploi. Ce peuple, opprimé depuis longtemps, n’espère n la prospérité ni un gouvernement équitable, mais s’ingénie à profiter des choses accessibles: l’amitié, la famille, un bon repas ou une sortie en bonne compagnie.

On a affirmé que la société guatémaltèques se réduisait à une classe dominante et à une classe exploitée. Il existe effectivement une riche élite ladina, prête à tout pour conserver son pouvoir et ses privilèges. Les Mayas, qui représentent plus de 50% de la population, sont généralement pauvres, peu éduqués et maintenus à un niveau subalterne. Ils puisent alors leurs forces dans leurs liens familiaux et communautaires, et dans la tradition. Ceux qui parviennent, par le biais de l’éducation ou des affaire, à briser le cycle de la pauvreté, ne se détournent jamais de leur communauté.

Entre ces deux extrêmes, un groupe important de ladinos constitue la classe ouvrière et la classe moyenne; habituellement catholiques et attachés à la famille, ils sont influencés par leur éducation, et la télévision ».

 

Yohann Taillandier (http://yoytourdumonde.fr)

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