CUBA: Le Parc National Alejandro de Humboldt (UNESO)

Ce matin, je me réveil de bonne heure, car j’ai rendez-vous avec une agence de voyage. Chose rare, d’habitude je préfère marcher pendant des heures que de faire confiance aux agence de voyage, beaucoup trop chers et trop peu d’indépendance. Pourtant ce matin, des 8h30, je me tiens devant l’agence Cubatur qui se trouve au centre de Baracoa.

Loic était bien content de se retrouver dans le taxi à 6 comme on peut le remarquer sur la photo.

Car là je ne pouvais visiter le Parc National Alejandro de Humboldt seul. La raison principale est que ce Parc inscrit au Patrimoine Mondiale de l’Unesco se trouve à plus de 40km de Baracoa.

C’est quoi? Tous simplement une fève de Cacao.

« Sans égal dans toutes les Caraïbes », c’est ainsi qu’on présente souvent ce parc national dixit le Lonely Planet. Avoué que cela donne l’eau à la bouche, même si les Caraïbes ne sont pas réputé pour être un territoire immense. Ce Parc porte le nom d’un explorateur: Alexander Von Humboldt qui débarqua dans cette partie de Cuba en 1801; A l’époque cette ile n’était autre qu’un territoire espagnol dont ces derniers ne voulait absolument pas perdre.

Apres avoir cassé la feve, il faut faire secher ce qu’il y a dedans pour avoir du chocolat. Baracoa est d’ailleurs la capitale du Chocolat de Cuba.

Pourquoi ce parc est il inscrit au Patrimoine Mondiale de l’Unesco depuis 1991?  La première réponse est une consécration aux efforts du gouvernement Cubains pour protéger ce territoire. En effet ici, la nature est seule maitre, pas d’hôtel, pas de bunker. L’être humain est comme un simple invité et les quelques villages prés du parc ne sont que des hameaux de quelques habitants ayant des petites maisons construite grâce aux cocotiers. Deuxièmement, le Parc contient un nombre incalculable d’espèces animales et végétales.
Ainsi se trouve dans ce parc, plus de 1 000 espèces de plantes à fleurs (heureusement qu’avec mes 1m62 je ne m’y suis pas perdu, sinon je ne serai jamais revenu! Et j’aurai pu chanter « qui a vu le grand méchant loup pendant durant un nombre incalculable de jours). Qui plus est, il y a plus de 145 sortes de fougères dépassant outrageusement, l’unique fougère de mon chers bois de Saint Pierre la Bruyère en Normandie!

C’est donc à l’aide de petite branche que les révolutionnaires pouvaient écrire des codes à destination des autres révolutionnaires.

Selon l’Unesco: « L’un des écosystèmes terrestres insulaires et tropicaux le plus divers du monde sur le plan biologique » se trouve ici d’où son sacre.

11 km de randonnée

La randonnée est superbe, je me suis retrouvé avec Loic, un franco-suisse qui fait le tour de l’ile pendant 6 mois. Et avec une chypriote et une irlandaise. Nous sommes partie de Baracoa en taxi.

Arrivé à l’entrée du parc, nous devons payer l’entrée de se dernier (pour la journée entière j’ai du payé 17 euros seulement). Au passage, Cubatur est une tres bonne agence, n’écouter pas les cubains qui vont vous faire payer une sommes astronomique pour finalement vous faire qu’un petit tour du parc. Un biologiste du parc nous attend devant le Centre des visiteurs, la visite peut commencer.
Il n’existe que 3 sentiers ouverts aux publics actuellement. Avec notre guide, nous avons commençaient la randonnée par la traversée d’un pont en bois sans pilier au milieu qui bougeait de partout, pour ceux qui connaissent le bois de Bellême, il y avait un pont comme celui-ci le temps de ma jeunesse, soupir…les 30 ans arrive! Il faut donc traverser ce pont et quelques kilomètres plus loin traverser une rivière.

Paysage magnifique.

Apres ces obstacles, le parc est pour vous. Les fougères y sont magnifiques. Vous pouvez voir une espèce d’arbre faisant des feuilles ou les révolutionnaires pouvaient écrire dessus. En effet, comme vous le savez maintenant, une partie de la révolution s’est joué ici dans les forets Cubaines. Or les révolutionnaires prenaient les feuilles d’un arbre que l’on retrouve dans ce parc et à l’aide de petite pierre ou de branche, pouvaient écrire un code. Il y a aussi des centaines d’oiseaux, dont l’oiseau le plus petit au monde qui se trouve ici, aussi petit qu’un ongle d’un doigt!

La visite m’a énormément plus, cela m’a fait du bien de me retrouver en pleine nature, après plusieurs jours entre ville et mer. J’ai pu également boire et manger une noix de coco qui venait de se faire couper de son arbre. Au passage, la noix de coco sert à Cuba : aux touristes bien sur, à l’économie (exportation) mais aussi à la nourriture pour cochon et à faire de l’huile. Les cubains boivent également énormément le liquide dans la noix de coco, car elle est réputé très bonne contre toute maladie des reins.
Si j’ai donc énormément aimé ce périple dans ce parc, je commence à m’interroger sur les guides du genre, Routard et Lonely Planet qui nous expliquent que la meilleure période pour aller à Cuba est « mars-avril » ou « novembre-décembre ». La dernière citée est celle ou j’ai un gros doute. En effet, pour le parc c’est la pire des périodes. Car la période de reproduction des animaux à lieu qu’en mars et avril et les fleurs se développent qu’en juin-juillet. Qui plus est les cubains ne vont pas à la plage car pour eux il fait vraiment trop froid actuellement, même si il fait quand même 30°c. La réflexion est posée: Novembre-Décembre pour visiter Cuba erreur ou pas? Si vous venez pour les parcs la réponse est toute trouvé, c’est OUI!, préférez alors avril, juin!

Miam miam…

Yohann Taillandier (http://yoytourdumonde.fr)

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